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samedi 14 février 2015

TOUR DE MOOREA EN VELO (2)

Deuxième étape : 

Opunohu, Papetoai, Pointe Hauru

J'avais déjà posté un article sur le tour de l'île en vélo, la première étape, en Août 2013 ! Depuis, le projet est resté en panne, chaque fois que j'ai refait le tour en vélo, il faisait trop gris, ou j'avais pas d'appareil photo. Je répare cet oubli avec les deux étapes suivantes - mais bien sûr, on le fait en une seule fois, 60 et qq km, cela prend 3 heures, voire un peu plus pour toutes les haltes photo)



On repart donc du fond de la Baie d'Opunohu, (pk 18), baie plus sauvage avec 
une des rares plages de sable noir de Moorea.


Des pitons acérés dominent la baie.



A Papetoai, il faut faire les 200 m vers le débarcadère pour trouver cet original 
temple octogonal.


A la Pointe Hauru, la Plage des Tipaniers avec 
ses habituels palmiers couchés, très photogéniques.


C'est là que l'on embarque pour aller plonger avec Scubapiti, 
et c'est un haut lieu du kite-surf, quand le vent est bien orienté.

On passe ensuite les ruines et les friches de l'ancien Club Med, trop déprimantes pour les photos.



L'Hibiscus offre de très beaux bungalows dans un cadre verdoyant et très propre.



Son restaurant donne sur une belle plage.

Vision surprenante que ces vaches ... sous les cocotiers !



                                             

Les bornes, qui ont la forme de l'île, indiquent les kilomètres à partir de la sortie de l'aéroport jusqu'au pk 31 (pk = le seul repère pour les adresses ici), puis, ils s'égrènent de nouveau en redescendant.
Le pk 31 (à l'envers ?) marque approximativement pour moi le milieu de mon excursion - je pars du pk 2.2, sur le retour vers le pk 0.

(Suite au prochain numéro)




mercredi 4 février 2015

UNE SPECIALITE DE MOOREA : LES TROUS

Les plaisirs de la route à Moorea

Certes, je vous ai déjà parlé des trous dans la montagne :

Le Mouaputa : la Montagne Percée par la lance de Pai (voir la légende http://www.tahitiheritage.pf/fiche-moua-puta-la-montagne-perce--25088.htm )

D'autres trous percent les falaises de-ci de-là.

Mais les trous qui m'intéressent aujourd'hui sont les trous dans la route !
Il y a des pays où l'on roule à droite, d'autres où l'on roule à gauche, à Moorea, on roule ... au trou !

Trous en formation, à éviter si possible.



Tantôt au milieu, tantôt sur le bord, tantôt couvrant toute votre file, il vaut mieux rouler complètement à gauche, ... s'il n'y a personne en face.



surtout si vous en rencontrez un comme celui-ci : 1m20 de long, 50 cm de large 
et bien 30 cm de profondeur ! Un nid d'autruche, au moins !

Trous en formation ... d'attaque !

Trous rebouchés, ... puis recreusés !

Celui-ci a été rebouché par les voisins avec de gros cailloux, ... qui vont gicler sur la route en quelques jours et devenir des obstacles supplémentaires !

Un trou qui a été rebouché avec du goudron (denrée extrêmement rare ici !), 
puis avec du béton, puis recreusé, ... et qui attend les prochaines pluies !

Un champ de trous, grossièrement remplis : entre les trous qui se recreusent, les bosses que cela forme, et les tas de graviers qui ressortent, bonjour les pneus et les amortisseurs !

La plupart du temps, les employés municipaux passent avec un camion de terre et gravier, ou même de sable, ils jettent 3 pelletées dans (ou à côté) du trou depuis la benne, et c'est bon pour eux !
3 passages de voiture et la terre forme un tas à côté, une pluie et le trou s'est recreusé.
(Je vous trouverai des photos de leur magnifique travail !)

Et je dois préciser que cela n'est qu'un tout petit échantillon des trous entre Teavaro et Afareaitu, sur les 8 km du chemin pour aller au Collège.
 D'autres portions de Moorea ressemblent à Verdun ou à Beyrouth.
Comme ils prennent 6 mois pour refaire 1km de route, je vous laisse calculer le temps pour couvrir les 62 km du tour de Moorea, avant de devoir recommencer.

En tout cas, un grand merci pour la Municipalité et pour l'Equipement, qui se rejettent la responsabilité et sans qui nos déplacements autour de Moorea seraient bien plus monotones !




Finissons par les trous dans l'accès à nos fares, creusés par les manoeuvres répétées et obstinées de mon voisin avec un gros 4X4 de 3,5 tonnes dans la boue pendant les pluies.

lundi 2 février 2015

PLONGEE A MAIAO

Photos de nos plongées à Maiao



A l'arrivée devant Maiao


Prêts à y aller !


La descente


Les habituels requins pointes blanches


Confrontation : le clown ira se cacher dans son anémone.


De très beaux coraux, une faune fixée assez riche et surtout une excellente visibilité !


Progression groupés


A la sortie.

Pour la vidéo : http://youtu.be/93GUTxc5suk

dimanche 1 février 2015

EXCURSION A MAIAO

Maiao, l'île 'interdite'


Maioa est une île complètement fermée à l'influence extérieure qui refuse toute ouverture au tourisme : aucune pension, ni hôtel, la seule façon d'y passer 24 h serait d'être invité par un habitant du cru.

La raison de cet isolement ?  Dans les années 1920, un Anglais a ouvert un commerce sur l'île ; comme les habitants n'avaient pas d'argent, ils achetaient à crédit. Quelques années plus tard, le commerçant s'est retrouvé propriétaire de 80% de l'île ! L'état, puis une coopérative, a racheté les dettes, mais on peut comprendre leur méfiance vis à vis des popaa et du commerce.



(Photo aérienne tirée de Google, mais on avait survolé l'île une fois au retour de Bora)

C'est donc assez exceptionnel de pouvoir y mettre le pied : Scubapiti, club de plongée basé aux Tipaniers, organise quelques fois par an, une sortie plongée et, avec 3 collègues, nous avons profité de l'occasion. Mais ce fut une rude journée !



Rendez-vous à 4h30, 


départ de nuit à 5 heures,


Moorea s'éloigne sous un superbe lever de soleil.



Deux heures et trente minutes de navigation plus tard, la silhouette de Maio apparaît au loin.


C'est une île 'haute' (154 m) entourée de bandes de sable et cocotiers.
Quelques 300 habitants qui vivent totalement isolés du monde, seuls les enfants (et pas tous !) quittent l'île quelques années pour venir au collège, à Afaraeiatu.


Deux plongées plus tard (des photos suivent), nous entrons par la passe ménagée 
dans le platier pour accéder à la minuscule marina où un bateau apporte 
un peu de ravitaillement une fois par semaine.


Nous accostons au débarcadère (notez la couleur de l'eau, 
d'une limpidité exceptionnelle tout autour de l'île)



Paysage sauvage et totalement préservé :



Cocotiers (production de coprah) et pandanus (fourniture de la couverture des toitures de presque
tous les grands hôtels de Polynésie) sont les grandes richesses de Maiao.



Le maa préparé par des habitants : poisson cru, poissons grillés, riz, uru, firifiri, 
un magnifique banquet !


Les 3 collègues embarqués dans l'expédition : Fred, Patrick et Seb.




La sortie de la Passe est sportive, très étroite et face à la houle, mais ce n'est rien par rapport à la 
navigation retour : le vent s'est levé, la houle de face s'est formée, 4 heures à se faire 
secouer, taper, doucher, .. Heureusement, il faisait beau et, à condition de se protéger du soleil et de se cramponner, les choses se sont bien passées ;


mais c'est tout de même avec un immense soulagement que l'on a vu se rapprocher les côtes 
de Moorea : entrée par la Passe de Haapiti, remontée du lagon, arrivée aux Tipaniers à 18 heures
Route vers Teavaro, retour at home 19h15, nuit tombée depuis longtemps.
Longue mais belle journée !

jeudi 22 janvier 2015

NIKO, DEPRESSION TROPICALE SYMPA

Pluies, inondations, ..... et vacances !

Décembre à mars, saison humide, est une période assez difficile en Polynésie, beaucoup de pluies dans la zone de convergence intertropicale, des dépressions tropicales plus ou moins puissantes, qui peuvent se transformer en cyclones si les conditions s'y prêtent.

Cette semaine a vu arriver une des premières dépressions suffisamment marquante pour porter un nom, Niko (toute ressemblance avec ....).




Bulletins météo, cartes satellites, vigilance météo, 
Tahiti et Moorea sont en alerte jaune depuis plusieurs jours.


Beaucoup de pluies pendant une bonne semaine, et plus particulièrement mardi : quelques écoles inondées, des routes recouvertes de plusieurs dizaines de cm d'eau, les annonces météo sont assez
alarmistes,  et le Maire de Moorea prend la décision de fermer tous les établissements
scolaires jusqu'à lundi prochain : 3 jours de congé inattendus !



Mercredi, il fait grand beau temps, je monte sur l'arête de Temae.
Si c'est toujours aussi beau du côté de Temae, au-dessus de l'aéroport, 
un grain passe au large, ...




l'ATR d'Air Tahiti décolle le long d'une immense flaque qui menace d'envahir la piste, ...



... et les belles couleurs du lagon ont disparu : les boues emportées par les rivières 
se déversent et s'étalent jusque devant chez moi.

La fin de semaine et le week-end s'annoncent bien tristes.

Rectification : Jeudi dans l'après-midi, on nous informe que les écoles réouvriront vendredi. C'est pas plus mal ainsi.